Interview

Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /Nov /2006 20:11

Le passage à l’heure d’hiver, la nouvelle année qui s’avance à grands pas (et avec elle le cortège de bonnes résolutions que l’on s’apprête à prendre mais qui s’effaceront de nos mémoires tout au long de 2007) …cela fait un peu trop de changements à mon goût !!

 

Mais pourquoi lutter contre le changement ? Est-ce inscrit dans les gènes de l’espèce humaine ? Pour enquêter sur la question, j’ai contacté Pierre ZIMMER , co-auteur de ‘Surtout ne changez rien’ qui tient également un blog du même nom.

à Comment définiriez vous votre blog surtoutchangezrien.com ? Est-ce une simple interface commerciale ? Dans quelle optique l’avez-vous créé ?

Ce blog n’est pas ma propriété exclusive – ni celle de mon co-auteur Patrick KRASENSKY. Il s’agit avant tout du Blog des résistances au changement et j’espère qu’il sera perçu comme tel. Les illustrations d’actualité sur les résistances au changement ne manquent  d’ailleurs pas au quotidien (modification des régimes spéciaux, pluton …) pour alimenter surtoutchangezrien.com dont le ton et l’esprit s’inscrivent dans la continuité du livre pour prolonger la discussion ou donner envie de lire le livre ! Toutefois, je ne cherche pas à tirer profit de mon audience –avec Patrick KRASENSKY on a sorti un livre puis un blog afin de croiser les flux – on a obtenu beaucoup de presse, et le livre se vend bien même un an après sa sortie. Il m’arrive de souhaiter davantage de commentaires et visiteurs … je doute parfois mais j’essaie d’avoir le doute constructif. Si je ne suis pas un blogueur excessivement connu, peu importe – l’essentiel est d’avoir un espace de liberté où s’exprimer.

 à La blogosphère est tour à tour investie par les marques, la politique…Ces changement ne risquent-ils pas de la dénaturer ?

Si les blogs s’ouvrent à la politique, cela permet une nouvelle vision – un nouvel espace d’échange et de discussion pour les politiciens pour capter l’attention de jeunes et qui sait faire avancer le débat. La blogosphère est un espace de liberté et d’expression de la démocratie. En ce sens, il s’agit d’un outil extraordinaire qui incite à la curiosité et à la citoyenneté.

 

à Que souhaiteriez-vous changer dans la blogosphère ? Est-il possible de la préserver des dérives de notre société ?

Chacun utilise la blogosphère comme il l’entend. On y trouve des cons, du sexe, de la perversion mais également des personnes d’exception… Il se crée chaque jour autant de blogs qu’il en disparaît  … Je parlais même dans l’un de mes derniers articles des slogs  ... Internet a des défauts et des qualités comme chaque être humain. On n’arrivera pas à contraindre cet espace de liberté - je suis d’ailleurs contre la censure. J’ai confiance en l’homme…

 

à En votre qualité d’ancien journaliste à France Inter, au Monde et à l’Express, pensez-vous qu’il soit possible de dépasser les clivages entre blogueurs et journalistes / presse écrite-internet ?

Il s’agit d’un combat ridicule, d’arrière garde. La télévision n’a pas tué la radio tout comme l’internet ne causera pas la perte de la presse écrite. Les journaux ne doivent pas chercher à reproduire ce que l’on trouve sur internet mais plutôt être force de proposition – offrir de la réflexion par des articles et enquêtes de fond, quelque chose de différent de ce que l’on trouve sur le net. Ces outils sont à mon sens complémentaires et en aucun cas antagonistes.

 

à Dans votre livre, vous citez ‘Faites vous-même votre malheur’  qui est l’un des principaux ouvrages étudié en P.N.L. Est-ce à dire que le choix du canal par lequel on souhaite communiquer sa proposition de changement est fondamental pour que ce dit changement soit accepté et donc devienne effectif ?

Je ne connais pas la PNL plus que cela. Les hommes de pouvoir qui arrivent à leur poste en souhaitant laisser leur emprunte, en disant mon prédécesseur était un incapable et mon successeur sera un incompétent font fausse route !!! Je pense que le changement doit être expliqué, communiqué et ne peut être opéré qu’à trois conditions :

 

üAvoir un projet à long terme, une vision, une stratégie ce qui fait défaut à de nombreux hommes politiques ou entrepreneurs qui ont une vision à court terme pour satisfaire l’électeur ou l’actionnaire,

 

üDe l’audace, du risque mais avec le courage de dire que tout le monde ne pourra pas être gagnant.

 

üAvoir un minimum de rêve, d’utopie et d’imagination pour faire bouger les choses en essayant de penser en dehors des rails.

 à Que ce soit en politique ou en entreprise, on recherche le pouvoir pour apporter un changement, un souffle nouveau. Mais ce même pouvoir, une fois acquis, ne représente t-il pas un handicape pour la mise en œuvre des changements que l’on prônait pour y accéder ?

Le pouvoir corrompt et rend fou –  Caligula a bien nommé son cheval Sénateur !

 

à Le Web 2.0 : vraie ou fausse révolution selon vous ?

Le Web 2.0 n’est pas seulement un concept : il permet de devenir acteur de sa vie !Au départ, Internet permettait de rechercher des données- informations. Aujourd’hui, il est aussi permis de créer et d’apporter de la valeur sur le Net : on passe de la passivité à l’action. Je peux citer en exemple Agoravox , Wikipedia . Le Web 2.0  permet aussi des rencontres inédites : j’ai ainsi allié mon faire savoir au savoir faire du fondateur de 6nergies.net , c’est cela la magie du 2.0.  

 

à Ne dit-on pas ‘the more things change, the more they stay the same? La mise en oeuvre d’un changement ne masque t-elle pas le désir de conserver ses repères, son confort … ? Que pensez-vous de ce paradigme du changement ?

Personne n’a envie de changer sauf sous la contrainte ou la cœrcition : c’est là tout l’objet de  Surtout ne changez rien.

 

Vous tenez un discours très imagé dans votre livre : vous abordez successivement l’Ane de Buridan , la grenouille de Jean ROSTAND alors pourquoi ne pas avoir parlé de la légende des 3 Singes dont Gandhi avait fait sa devise ?

Gandhi a également dit rien n’est permanent sauf le changement – Les singes de la sagesse me semblent égoïstes ! Connaissez-vous ma devise ? Il s’agit d’un proverbe Zoulou : ‘Si tu avance recules tu meurs, si tu recules, tu meurs. Alors pourquoi reculer ?’

 

Par C@ - Publié dans : Interview
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Samedi 1 juillet 2006 6 01 /07 /Juil /2006 20:26

 Comme je n’ai pas eu le temps d’alimenter ma rubrique Interview, pour me faire pardonner, je vous invite sur le blog de Nextmodernitylibrary : Ma rubrique préférée est bien évidemment celle des Interviews d’auteurs !!

Mais le concept de ce blog ne s’arrête pas là, alors, n’hésitez pas à chercher à le découvrir ;))

 

 

Par C@ - Publié dans : Interview
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Dimanche 28 mai 2006 7 28 /05 /Mai /2006 16:03

Pour poursuivre ma rubrique interview, il me fallait cette fois ci partir en quête d'un blogueur spécial ... un blogueur d'entreprise! Il s'agit bien évidemment de François Nonnenmacher, auteur de 'Blogueur d'entreprise' que les initiés connaissent sous le nom de Padawan.

 

1/ Peut-être est-ce une question de synchronicité, votre livre ‘Blogueur d’entreprise’ et celui de Loïc Le Meur, ‘Blog pour les pros’, sont parus quasiment en même temps … ce qui rend la comparaison inévitable. Doit-on choisir son camp ? A qui donc appartient la légitimité de l’idée, est-ce au plus ‘blogomédiatique’ des deux ?

Dans le monde de l'édition il n'est pas rare, bien au contraire, que plusieurs ouvrages paraissent sur le même sujet chez des éditeurs différents. Ca s'appelle la concurrence ! Vous pourriez aussi relever que "Naked Conversations" de Scoble et Israel est sorti en même temps (en anglais, certes, mais ça illustre l'intérêt pour ce sujet en ce moment précis). Il n'y a pas de légitimité de l'idée (est-ce qu'un éditeur est plus légitime qu'un autre sur ce sujet ?). Pour la petite histoire, il se trouve que Dunod voulait sortir un livre sur les blogs depuis longtemps, mais avait été grillé au poteau par Eyrolles avec Blog Story.

La question de la légitimité de l'auteur, c'est autre chose. Eyrolles m'a choisi parce que j'avais la double expérience de blogueur personnel et en entreprise. Il faudra demander à Dunod pourquoi ils ont choisi un vendeur de solutions de blogs pour parler de blogs.

2/ Vous avez fait le choix d’accorder sur votre blog personnel un petit espace dédié à votre livre mais qui pourrait être interprété comme une simple interface commerciale ? Pourquoi ne pas créer un blog à part entière pour ‘Blogueur d’entreprise’ ? Peut-on vous considérer comme un écriblogueur ?

padawan.info/be est en fait un hybride blog/site de livre. Le site permet de reprendre l'ensemble des liens du livre (il est plus facile de cliquer que de retaper des URLs absconses) et donne des informations classiques sur le livre. Mais il reprend aussi tous les billets de la catégorie "Blogueur d'entreprise" que j'écris sur mon blog français. J'y liste également les critiques et il y a un livre d'or pour permettre aux gens de laisser leur avis. Tout ça est d'ailleurs entièrement construit avec le logiciel de blog que j'utilise pour mes blogs. En résumé, les gens qui découvrent ce site via l'URL publiée en couverture du livre ont toutes les informations, plus un mini-blog centré sur le thème du livre. Ils sont libres d'explorer mes autres blogs, mais je ne leur impose pas. Voilà la démarche.

Ecriblogueur ? J'avais l'impression que bloguer c'était déjà écrire ;-). Ceci est mon troisième livre, j'écris depuis longtemps, sur plusieurs supports qui servent des besoins et des publics différents. Blogueur et écrivain peut-être, ou simplement auteur.

3/ Quel regard portez-vous sur l’influence de la blogosphère sur le monde de l’Edition (journalisme, presse écrite …) ?

Ma thèse est que nous sommes entrés dans l'ère de la publication personnelle (ce que les marketeurs appellent horriblement et sans comprendre "user-generated content"). Les blogueurs ne vont pas remplacer les journalistes (quel est le rôle des blogueurs dans l'affaire Clearstream, par exemple), et encore moins les auteurs de livres. Mais ils perturbent le système : ils attirent l'attention (et les lecteurs n'ont qu'un temps limité, donc quand ils lisent les blogs, ils ne lisent pas de journaux ou ne regardent pas la télé), et ils empiètent sur certains rôles (l'éditorial en particulier, i.e. ils influencent ce que vous allez lire aujourd'hui) que les média traditionnels considéraient comme leur apanage (voire un privilège). Il y a un contraste, donc une tension, donc certaines choses vont bouger. Ceux qui ne créent aucun contenu original vont souffrir, les journalistes qui ne font pas leur boulot aussi, les modèles basés sur le monopole de la distribution de contenu vont dans le mur. Mais il ne va pas y avoir de révolution, juste une évolution parce que la barrière a été placée un peu plus haut.

4/ Compte tenu des récents déboires de PointBlog on en vient à se demander si la blogosphère orientée pro est compatible avec un modèle économique rentable et voire même plus, générateur de bénéfices ?

"La blogosphère orientée pro" n'existe pas. Il y a de multiples usages professionnels des blogs, et tous n'ont pas a être lucratifs. Mes blogs sont des initiatives personnelles à caractère mixte (perso et pro) et ils ont généré des bénéfices en termes de réseau, ou m'ont permis d'être choisi par Eyrolles pour écrire un livre. Générateur de bénéfices les blogs pro ? Très certainement. D'argent ? Il faut ouvrir vos horizons ;-).

5/ Comment percevez-vous l’engouement pour le Web 2.0  (google et technorati sont là pour en attester, Web 2.0 est à présent un buzz word)? S’agit-il d’un pure concept marketing ou d’une réelle révolution de l’internet ? Les frontières de la définition de Web 2.0 sont encore bien floues, ce qui a pour conséquence que beaucoup d’opportunistes se l’approprient et sèment la confusion …Pouvez-vous nous aider à faire le point ?

Je suis dans le web n+1 depuis 1993. Web 2.0 est un pur buzz word marketing pour ceux qui redécouvrent internet après l'avoir oublié (ou condamné) quand la première bulle internet a éclatée. Certains découvrent simplement aujourd'hui ce qu'internet permettait de faire dès son origine, à savoir lire ET écrire. Web 2.0 c'est pour ceux qui pensent "user-generated content" au lieu de publication personnelle.

6/ A l’heure où Microsoft lance People Ready avec la question sous-jacente ‘Vos équipes sont-elles prêtes’, ne conviendrait-il pas mieux de se demander si les dirigeants des entreprises sont effectivement prêts ? Comment convertir son patron à la blogosphère ?

People-Ready c'est du même tonneau que Web 2.0. Je connais peu de dirigeants qui vont voir ceci d'un bon oeil : http://padawan.info/it/people-ready_really.html de toute façon. Mais quand je vois l'enthousiasme de Pierre Bilger, ancien PDG d'Alstom, pour les blogs, je me garderais bien de faire une généralisation sur les dirigeants. Comment les convertir aux blogs ? Leur acheter mon livre ;-). Leur donner des exemples pertinents selon leur domaine, leur demander s'ils ont envie qu'on parle de leur entreprise, leur montrer qu'ils ont déjà des salariés qui bloguent (à l'extérieur), laisser leurs enfants Skyblogueurs arriver dans l'entreprise et demander "mais ils sont où les blogs ?"...

7/ Les marques ou entreprises qui se lancent dans la blogosphère le font essentiellement par l’intermédiaire de personnes charismatiques, déjà connues sur le web … l’idée que le blog est un outil one to many en est renforcée … Néanmoins, cela ne fait-il pas de l’ombre à la dite marque et/ou entreprise ? N’est-ce pas un choix risqué que de tout faire reposer sur une seule personne ?

Pas d'accord. La majorité des marques se sont lancées avec leurs propres collaborateurs (qu'elles aient demandé conseil pour démarrer, c'est normal). Seuls quelques cas médiatisés ont sous-traité l'écriture, avec parfois quelques problèmes (on peut difficilement reprocher à un prestataire d'offrir ses services à d'autres). Le buzz via des blogueurs connus, c'est autre chose.

8/ La blogosphère ne deviendrait-elle pas élitiste voire pire, ne fonctionnerait-elle pas selon un modèle pyramidal ? Pensez vous que même le plus petit des blogs y a sa place ?

 

Pas d'accord non plus. Nous vivons dans une société élitiste, donc les blogs n'y échappent pas. Mais la majorité des blogs sont tenus par des gens qui font ça pour eux et un cercle restreint (famille, amis). L'élite n'est qu'une minorité, et tout le monde ne pointe pas vers elle.

9/ Avez-vous un conseil à donner aux blogueurs amateurs qui souhaitent devenir pro ?

Utilisez votre bon sens, ne vous forcez pas, amusez-vous, partagez, ouvrez-vous aux autres. Si vous apportez quelque chose avec votre blog (c'est une évidence, n'est-ce pas ?), ça marchera. Ca fait plus d'un conseil, mais comme je l'ai déjà écrit, je ne connais aucune recette miracle et universelle qui vous rendra riche et intelligent avec un simple blog !

Pour ceux qui me reprocheraient de ne pas avoir posé de question sur la gestion des commentaires, Padawan l'a déjà abordée sur son blog, vous pouvez y accéder ici, et Nicolas CLAIREMBAULT a écrit un article intéressant sur la question!

 

 

Par C@ - Publié dans : Interview
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Vendredi 17 mars 2006 5 17 /03 /Mars /2006 19:04

Je vous avez parlé dernièrement du lancement d'un portail d'experts dédié à la Grande Distribution. Ne souhaitant pas en rester là, j'ai proposé une interview à Alain GUINBERTEAU, qui s'est volontier prêté au jeu.

Pouvez-vous nous faire part de votre parcours, qui êtes vous?

Après de courtes études commerciales, je suis entré, en 1972, à l’hypermarché Rallye de Cholet (49) comme vendeur de brun et de blanc. Ensuite j’ai préparé un BTS en Informatique par correspondance pour créer en 1981 AGENA 3000 , puis A3 DISTRIB en 1995.

 

Comment vous est venue l’idée de créer ce portail ? 

Ayant lancé un logiciel, permettant de générer des sites Internet, et des portails en quelques minutes selon le principe du « do it yourself », faire un portail pour les experts de la Grande Distribution s’imposait naturellement.

 

Quelle est la finalité, le concept de votre portail ‘Les experts Grande Conso’

La finalité du portail www.les-experts.a3w.fr est de permettre à des spécialistes, consultants ou salariés de capitaliser sur leur nom, via un weblog, afin de produire des réflexions et des études en toute indépendance. La seule contrainte étant la spécialisation dans la grande distribution.

Pour atteindre cet objectif, j’offre un site web à chaque expert désirant participer et ayant été coopté par les autres.

Ce site weblog a la particularité d’alimenter le portail automatiquement lors de l’ajout, d’un sujet par l’expert, sur son site.

C’est aussi un lieu de rencontre des professionnels de la distribution sous la forme d’acteurs sur le portail, de lecteurs actifs par leurs commentaires ou de simples lecteurs.

 

1/ Les marques seraient-elles une espèce en voix de disparition ? Les nouvelles législations ne vont-elles pas conduire au déréférencement des marques au profit des MDD ?

Je suis convaincu que les marques resteront une valeur forte dans le cadre de la nouvelle législation. Cependant, face à la guerre des prix et à la facilité de leur comparaison avec les panels et notamment le nôtre, sur les prospectus, des mutations devront s’opérer.

 

Pour garder, à la fois l’image forte de la marque et celle du prix en corollaire je crois que la transformation des MDD en MPD (Marques Pour Distributeur) est un axe possible :

 

  • -->Chaque enseigne disposerait de produits à marque nationales avec des variantes spécifiques à leur enseigne qui permettraient de rendre difficile la comparaison des prix d’une part et crédibiliserait bien plus le produit par la marque.
  • -->Un élément factuel vient corroborer cette hypothèse :
    • ° Notre pige A3 DISTRIB pour Janvier et Février démontre que le taux d’originalité des enseignes (capacité à mettre en prospectus des marques qui ne sont pas aussi en promo dans un autre prospectus en même temps) est passé à près de 80% pour E.LECLERC et plus de 70% pour les autres Hypers. ° En 2005 la moyenne s’établissait à moins de 50% des produits à marque  

Les fabricants de MDD ne sont ils pas déjà, pour la plupart, des Marques ?

 

Un autre élément est aussi à prendre en considération, notamment pour le prospectus, ce sont les budgets publicitaires financés par les marques dont personnes ne voudra se séparer…

 

2/ Les opérations promotionnelles ont des mécanismes bien rodés, dès qu’une ‘op’ fonctionne, elle et dupliquée et déclinée sous tous les modes. Est-ce que ce manque de créativité, ces vraies-fausses innovations ne contribuent pas à lasser le consommateur ?

Sur les deux premiers mois de 2006, nous n’avons ressenti qu’une baisse sensible du mécanisme « bon d’achat », les autres (bons de réduction, cadeaux, offres de remboursement, lots virtuels, gratuité) sont toujours omniprésents dans les prospectus.

 

Contrairement aux pays anglo-saxons, notre pays plutôt latin ne rejette pas la complexité et fonctionne souvent à l’impulsion, alors ces avantages consommateurs en cascade sur un même produit sont plutôt perçus comme un dynamisme commercial.

 

Reste à les convaincre qu’un prix net si bas soit il est le meilleur.

 

3/ Les MDD ont-elles encore quelque chose à envier aux marques ? La copie est en effet parfois meilleure que l’original …

En 2001, Intermarché, champion de France des MDD, avec 32% de sa communication sur des MDD est passé en 2005 à 24% en laissant les marques nationales « envahir » ses prospectus.

 

Les avantages consommateurs (OP TRADE sur prospectus) sont souvent « sponsorisés » directement par les marques.

 

Alors même si la copie est parfois meilleure que l’original, les marques tirent la consommation pour longtemps encore.

 

4/ Le marketing relationnel est à la mode. Les marques d’ailleurs réalisent de plus en plus d’opérations promo-relationnelles. Mais pensez-vous que la Grande Distribution soit capable d’instaurer un lien relationnel avec le consommateur autre que celui de la recherche du profit?

La grande distribution fonctionne avec des inventeurs (E.LECLERC en est un exemple pour le bon d’achat) et des suiveurs méthodiques, alors sur la base de ce fonctionnement simple, la première enseigne qui affichera sa volonté d’un marketing relationnel sera immédiatement suivie par les autres.

 

La carte privative en est un autre exemple.

 

Le phénomène du DIY (Do It Yourself) est un bon terreau pour installer des liens avec les consommateurs afin de les suivre dans leurs hobbies.

 

5/ Quel avenir pour les prospectus ? Est-il amené à disparaître ?

Capter, vendre et fidéliser sont les trois mamelles du prospectus, quel mouton à cinq pattes pourrait le remplacer ?

300 000 emplois directs et indirects sont concernés par ce media.

 

Tous les pays ayant une distribution moderne l’utilise.

 

Non il ne disparaîtra pas de mort naturelle, mais seulement par un « génocide » politico/écolo, le cas échéant.

 

6/ Quel regard portez-vous sur la blogosphère. Michel Edouard Leclerc lui même y a un blog reconnu qui lui a permis de gérer de manière positive la crise des steaks hachés. La blogosphère sera t-elle le lieu de rencontre de la grande distribution- des marques- et des consommateurs ?

C’est Génial, Skyrock avec son skyblog dispose de plus de 3 millions de bloggers abonnés sur les 9 millions d’internautes en France. Michel Edouard Leclerc ouvre la porte aux 6 autres millions qui restent !

 

 

 

7/ Quels sont les enjeux de la grande distribution pour 2007 ? Que va changer le droit des enseignes à faire de la publicité à la télé ?

2007 :

 

  • -->TV pour la grande Distribution
  • -->Election présidentielle
  • -->4% d’écolos anti-prospectus

Le risque pour les prospectus est politique, car les 4% d’électeurs sensibles à l’éradication du prospectus détiendront le pouvoir de faire basculer le candidat, en ballottage, vers la présidence…

Par ailleurs, les pays ayant la publicité des enseignes sur leur écran de TV ont aussi les prospectus dans leurs boîtes aux lettres : il y en aura pour tout le monde.

 

 

Reste qui paiera ?

 

 

 

 

 

Par C@ - Publié dans : Interview
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Mardi 10 janvier 2006 2 10 /01 /Jan /2006 20:23

Pour interviewer François KERMOAL, Directeur de la rédaction de Stratégies, j’ai mis au point une stratégie ;)) mais inutile d’insister, je ne vais tout de même pas vous la dévoiler. Lisez plutôt :

 

 

 

1/ Stratégies a créé récemment une rubrique sur les blogs intitulée ‘Le blog de’ et traite de plus en plus des blogs au travers de la mise en lumière d’agences de communication ou d’analyse de campagnes de communication. Mais au juste, quel regard portez-vous sur la blogosphère ? 

C'est un monde que l'on découvre, comme tous les journalistes. On a écrit pas mal de papiers sur le sujet. Mais le phénomène a pris tellement d'ampleur qu'il était difficile de ne pas en parler, à priori dans un magazine sur la communication. Le rôle du journal, c’est d’être présent sur toutes les innovations, surtout quand elles changent le paysage de la communication. C’est clairement le cas avec les blogs.

2/ La rédaction de Point Blog va sortir le 26 Janvier prochain le premier magazine papier dédié aux blogs ; Alors, dans cette optique, pourquoi Stratégies ne s’aventure pas dans la blogosphère ?

On a pas mal de projets dans ce domaine mais on ne lancera pas de magazine papier sur le sujet. Stratégies est légitime pour parler de l’actualité des blogs, même si c’est un magazine généraliste. En revanche, nous sommes très preneurs de blogs sur le marketing, la communication, et les médias... Nous aimerions bien leur donner une visibilité sur notre site.

 

3/ Les blogueurs peuvent-ils revendiquer le statut de journalistes, après tout, les blogs sont reconnus comme le nouveau média de masse ? Dans quelle mesure la blogosphère à t-elle influencée le ton rédactionnel de la presse papier et plus précisément de Stratégies ?

Je ne crois pas que ce soit une question de statut. Je préfère un blogueur qui travaille comme un journaliste, c'est-à-dire qui vérifie ses infos, qui respecte une certaine déontologie journalistique, qui s’interdit de faire de la publicité déguisée par exemple,  plutôt qu’un « vrai » journaliste,  avec une carte de presse, qui ferait n’importe quoi. Le problème des blogs est le même qu’internet. C’est tellement facile d’accéder à une audience que l’on peut faire beaucoup de mal. Pour répondre à la deuxième partie de votre question, Je ne crois pas que la blogosphère ait beaucoup d’influence sur la presse papier. C’est encore un peu tôt. Surtout, notre problème à tous, « vrais », « faux », ou « vrais-faux » journalistes, est toujours le même : apporter une information pertinente pour nos lecteurs.

4/ Le fait que certaines agences se spécialisent dans ces techniques dites ‘alternatives’ du marketing (buzz, viral) et plus précisément dans la blogosphère n’est-il pas incohérent avec la notion même d’alternatif? En effet, ces techniques alternatives sont sensées être peu coûteuses, non conventionnelles, n’obéir à aucune règle. Il est par ailleurs difficile d’évaluer le retour sur investissement de ces opérations alors que l’on attend des garanties de la part d’une agence. N’est-ce pas dangereux de tenter de rationaliser ce phénomène ?

Vous avez raison mais soyons positifs : on peut aussi appréhender cette forme de récupération comme la reconnaissance d’un média. La publicité n’est que le reflet de la société. Ce n’est pas très grave si la publicité essaie de récupérer ce qui marche. Personne n’est dupe, les blogueurs comme les consommateurs. Il y a eu quelques exemples assez drôles de marques qui ont été prises les doigts dans le pot de confiture, après avoir lancé des blogs pour se faire de la promo déguisée. Elles ont vite été démasquées et ont dû s’excuser.  

 

 

5/ Quelles sont les valeurs de la rédaction de Stratégies, comment Stratégies parvient à se singulariser ? En bref, quelle est votre stratégie !

Notre stratégie, c’est de faire notre métier sérieusement sans se prendre au sérieux ! Les valeurs sont celles de notre groupe : s’intéresser aux lecteurs, leur amener l’information la plus utile possible, etc. Stratégies est un journal qui est assez cher. Nos lecteurs en veulent pour leur argent. On ne peut d’ailleurs pas les blâmer.

 

6/ La blogosphère est-elle la dernière distraction à la mode pour les marques ou un élément indispensable à intégrer dans leur stratégie de communication pour reconquérir les consommateurs qui se sont détournés d’elles ?

Je ne sais pas s’il faut isoler la blogosphère. Il me semble que cela participe d’un phénomène général lié à Internet. C’est un média extraordinaire pour les marques. Elles doivent donc absolument l’intégrer dans leur stratégie.

7/ N’est-il pas préférable pour une marque de réaliser une campagne off-line pour faire parler d’elle on-line plutôt que de vouloir un blog à tout prix ? 

Je ne sais pas. La seule chose dont on soit à priori certain, c’est que les médias se nourrissent les uns des autres. Les grands succès Internet, comme le site Kelkoo, ont aussi été de grands succès publicitaires sur des médias à priori plus classiques, comme la télévision. Si Stratégies réussit sur Internet, il le devra aussi forcément à son édition papier. Il ne faut pas opposer les médias.

8/ Dès qu’une campagne marketing fonctionne, est remarquée, elle est aussitôt dupliquée et déclinée à toutes les sauces. Est-il encore possible d’innover et d’être créatif ?

Oui, bien entendu, et heureusement. Sinon, Stratégies n’aurait pas autant de lecteurs !  Notre mission, à Stratégies, est justement de traquer toutes les innovations des marques.

 

 

 

Par C@ - Publié dans : Interview
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Vendredi 30 décembre 2005 5 30 /12 /Déc /2005 19:10

Philippe Nieuwbourg est un analyste/éditorialiste spécialisé dans les technologies de l'information. Depuis près de 20 ans, il tente d'aider à la compréhension de l'impact des technologies sur la vie des entreprises, en particulier dans le domaine de la relation client. Il anime depuis plusieurs années la communauté www.RelationClient.net et a écrit plusieurs ouvrages sur le sujet. Bien entendu, il "blogue" et "podcast" régulièrement sur ce sujet.

Alors bien sûr, pendant que certains sont en congés, moi je n'ai pas chômé, je l'ai interviewé ;))

 

 

1/ Que pensez-vous de la prédiction du journal Le Monde selon laquelle ‘dans quinze ans, le VRP agissant en solo et l'homme de marketing travaillant "en chambre" sur ses petites études pourraient bien avoir disparu, ces deux activités fusionnant au profit d'une nouvelle fonction entièrement dédiée à la relation clients’ ?

Cette prédiction peut s’avérer juste dans certains métiers mais ne s’applique pas à des secteurs pointus ou techniques laissant peu de marge de manœuvre au commercial.

Il est vrai que l’image du VRP traditionnel démarchant ses clients dans sa petite voiture de fonction est obsolète, et en passe de disparaître, car les notions de suivi et relationnel client ont permis au commercial de s’impliquer et de pratiquer en quelques sortes du marketing opérationnel.

Néanmoins, le commercial aura toujours à réaliser des objectifs de vente…

 

2/ Le blog peut-il être considéré comme un outil de CRM ? Est-ce un outil rentable, pertinent pour tisser des liens avec sa clientèle ? N’a-t-il pas des limites comme par exemple l’adéquation entre la cible visée et les visiteurs effectifs du blog que l’on peut évaluer grâce aux commentaires ?

Le blog est un outil des plus fabuleux qui introduit dans le CRM les notions d’Interactivité – Proximité-Temps réel. Une révolution est en train de se produire grâce à la blogosphère mais le blog est encore méconnu dans de nombreux secteurs d’activité et ne s’appliquent pas à tous.

Le blog a permis de dépasser le simple numéro vert et permet une approche plus ciblée des clients : une même marque pourra créer autant de blogs que son portefeuille compte de produits.

 

3/ Peut-on dire que le buzz est un élément essentiel d’une stratégie CRM ?

Le buzz peut être considéré comme l’un des éléments du CRM permettant d’obtenir le meilleur rapport Qualité-Prix pour diffuser un message de manière efficace et à moindre coût.

Et même si cet outil ne s’adapte pas à tous les secteurs d’activité, il y a des exemples de réussite comme la campagne toutouyoutour

.

4/ Existe-il des règles strictes et définies pour exercer du CRM ou peut-on s’approprier ce concept et le décliner selon sa propre créativité ?

Le CRM n’est pas une technologie ni un concept très évolué. De simples artisans ou commerçants pratiquent le CRM depuis bien longtemps, ne serait-ce qu’en se souvenant des habitudes et préférences de leurs clients mais aussi et surtout en ayant pour priorité la fidélisation.

Les grandes entreprises avec des organisations et des hiérarchies lourdes ont trop souvent oublié la notion de fidélité du client, concept clé, et se sont éloignées des préoccupations de leurs clients.

 

5/ Les enseignes de la grande distribution parviendront-elles à exploiter au mieux le potentiel de leurs bases de données obtenues grâce aux cartes de fidélité ? Car, le plus difficile ne semble pas être de cumuler les informations mais de les exploiter.

Parler de fidélisation clients dans la grande distribution est une aberration.

En effet, pour les grandes enseignes seuls compte l’analyse et le décryptage de masse des tickets de caisse pour améliorer le taux de rotation des produits en linéaire et déterminer les assortiments produits les plus rentables.

Et même si La Redoute et la Fnac font des efforts pour personnaliser leurs mailings, la préoccupation des grandes surfaces est loin de tout connaître sur leurs clients au point de leur proposer une offre en réelle adéquation avec leurs besoins et attentes.

 

6/ Le seeding est une pratique remise au goût du jour par la blogosphère et les campagnes réalisées auprès des blogueurs les plus influents, mais est-ce pour autant une technique pertinente en terme de recrutement ?

Le seeding est depuis longtemps une pratique employée dans les secteurs où la notion de ‘tribu’ est un concept clé comme pour les marques de vêtement par exemple.

Néanmoins, ce concept décliné dans la blogosphère a ses limites : en effet, échantillonner le dernier blogueur en vogue du téléphone mobile dernier cri peut faire naître un sentiment de frustration chez les autres blogueurs peut-être moins connus mais tout aussi influents sinon plus. 

Egalement, la marque ne contrôle pas entièrement l’image ni les idées et engagements du blogueur sensé la représenter et dont la réputation peut se ternir par un simple post : ainsi, si Loïc Le Meur avait était sponsorisé par le nouveau  Nokia N90 pour son interview de Nicolas Sarkozy, il aurait pu en résulter une image négative du produit, le poadcast ayant été vivement critiqué par la blogosphère.

7/ Quels sont les défis à relever pour 2006 en terme de relationnel clients ? Y a t-il des secteurs où le CRM sera davantage au cœur des préoccupations ?

Le défi majeur sera de ne plus concevoir le CRM comme un  investissement ou un simple équipement informatique mais de dépasser ce cap pour une mise en pratique concrète afin  d’améliorer réellement la relation client.

La téléphonie mobile a de gros progrès à réaliser en la matière : en effet, si tout est mis en œuvre pour séduire et recruter de nouveaux abonnés, le client ne voit aucunement sa fidélité récompensée, excepté s’il menace de changer d’opérateur. Par ailleurs, pour la vente en ligne, il s’agira plutôt de concilier logistique (transport, délais de livraison, facturation) et l’accueil téléphonique sans privilégier l’un au détriment de l’autre.

 

 8/ L’article de RelationClient.Net où vous invitez les lecteurs à faire part des évènements marquants de 2005 peut-il être considéré comme une démarche CRM ?

Je n’ai pas rédigé cet article dans cet esprit là mais plutôt dans une optique de ‘partage’ et de ‘communauté’. Relations-clients n’est pas un site d’information traditionnel où les rédacteurs  ont le monopole de la pensée.

La philosophie de relations-clients est d’inviter le lecteur à partager son savoir, ses expériences au travers des forums, commentaires et articles qu’ils peuvent soumettre à la rédaction. Je suis convaincu que la richesse ne vient pas des rédacteurs mais des lecteurs qui ont beaucoup à nous apprendre.  

9/ Quels conseils donneriez-vous à nos blogueurs pour fidéliser et recruter de nouveau visiteurs ?

Je n’aurai qu’un seul conseil à donner aux blogueurs : apporter un vrai contenu. 

Il y a eu une récente étude sur les blogs qui affirmait que même si l’engouement pour les blogs était présent, rares sont ceux qui ont une audience comparable aux sites d’information traditionnels.

Le blog est une manière égocentrique de faire parler de soi, mais n’a d’intérêt que s’il est lu par les autres. Aussi, il est important  d’y apporter une valeur ajoutée et de ne pas se contenter de mettre un lien vers la dernière campagne virale à la mode … C’est de la valeur ajoutée qui sera apportée à un blog que dépendra son caractère unique, l’intérêt qu’il suscite et même son référencement. 

Par C@ - Publié dans : Interview
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Mercredi 19 octobre 2005 3 19 /10 /Oct /2005 00:00

Il y a des projets qui vous tiennent à cœur, que l’on garde en tête et qui ne vous quittent pas, peu importe les obstacles ou le temps. Résolument obstinée voire acharnée, je n’ai pas cessé d’y croire et j’y suis parvenue : j’ai rencontré sur Aix Richard CAILLAT qui a accepté de répondre à mes questions ! Quelque peu déstabilisée par sa simplicité, son accessibilité, j’espère ne pas avoir perdu tous mes moyens : jugez plutôt en lisant ci-après ;))

 

 

 

1/ Je ne résiste pas à l’envie de vous demander : Pouvez-vous nous donner un scoop sur Be blue cat 2 ?

La suite de ‘Be blue cat’ sortira en Mars 2006 et s’intitulera ‘Passionnément Singulier’. 37 Personnes, d’univers différents ont été interviewées : des sportifs (Yannick Noah), des comédiens, des personnes connues mais aussi moins connues afin d’illustrer et prolonger le concept de Be blue cat.

Nous avons fait appel à un photographe renommé pour réaliser quelques portraits et ainsi apporter un plus. 

 

 

 

2/ Qui peu prétendre être un blue cat ? Est-ce un club très select ?  

Il y a un blue cat en chacun de nous. Nous avons tous des rêves, des convictions, un potentiel qui ne demandent qu’à voir le jour.

Néanmoins, le système éducatif, les règles de vie en société ne permettent pas à tous les blue cat de se révéler et d’exprimer sa singularité.

Le système est tel que nous sommes formatés, nous entrons dans la vie active sans y avoir été préparé ni avoir bénéficié de conseils avisés. Certains blue cat brillent plus que d’autres car, malheureusement, tous les blue cat n’ont pas toujours des parents attentifs, ou la force de caractère suffisante pour être encouragés à cultiver leur singularité. Cependant, Be blue cat n’est en aucun cas réservé à une élite car il ne suffit pas d’être célèbre pour être un blue cat !

 

 

 

3/ Pourquoi le site de Be blue cat ne s’oriente pas vers le blog pour plus d’interactivité et d’action en temps réel?

Tout simplement parce que cela nécessite un investissement en temps qui ne m’est pas permis compte tenu de mes responsabilités au sein d’High Co.

 

 

4/ Justement, pourquoi un groupe comme High co, singulier et impertinent,  ne figure pas parmi les pionniers de la blogosphère ?

Il est vrai que l’on voit se multiplier les blogs d’entreprises, d’hommes politiques, même Michel Edouard Leclerc a son blog … Néanmoins, je pense que pour entrer dans la blogosphère, il faut avoir non seulement un message fédérateur et intéressant sur lequel communiquer mais aussi du temps.

High Co, en sa qualité de groupe coté en bourse doit déjà répondre à des règles strictes de communication sur ses résultats et sa stratégie. Par ailleurs, au sein du groupe, je cultive la transparence, et nous avons également une Newsletter diffusée auprès de nos clients : aussi, pour l’instant, je ne vois pas ce que High Co pourrait apporter à la Blogosphère.

 

 

5/ Quel regard portez vous sur les marques qui détournent les blogs dans un seul but commercial ?

Les marques se réveillent tardivement. Leurs messages publicitaires sont noyés dans le masse media . En grande surface, les marques sont également dépendantes des linéaires : mais le consommateur n’agit plus avec son affectif et s’oriente vers l’offre la plus avantageuse.

Les marques ont laissé partir leur cœur et leur histoire et leur mémoire (comme Germaine pour Lustucru …). Est-ce que entrer dans la blogosphère ou faire du buzz sera suffisant ? Dans tous les cas, regagner la confiance du consommateur nécessite du travail .

 

 

6/ Quelles conséquences la loi dutreil peut-elle avoir sur les programmes de fidélisation des enseignes mais également sur une structure comme celle d’High co ?

à Du côté des programmes de fidélisation, cela ne va pas changer grand chose. Les enseignes ont mis en place des programmes lourds sur lesquels elles travaillent maintenant depuis un certain temps. Elles ont nourrit un lien relationnel avec le consommateur grâces aux cartes, aux points cadeaux, aux mailing…

Elles devront sans doute réduire leurs moyens mais possèdent déjà leurs bases de données de fidèles. Peut-être vont elles les monnayer?

à Pour High Co, ce contexte est favorable. Les marques ne savent plus comment communiquer avec les enseignes car cela est devenu extrêmement complexe. Dans cette optique, High Co apporte son expertise, des valeurs ajoutées clés pour communiquer autrement qu’avec des négos. 

 

 

7/ La fidélité du consommateur : est-ce encore possible ?Aujourd’hui, la fidélité n’existe plus au singulier : il y a simplement des fidélités. Les consommateurs sont caméléons, fréquentent plusieurs enseignes dont ils possèdent la carte de fidélité, ceci est aussi valable dans le secteur du jardinage, de la parfumerie, ou de la presse.

Il n’y a plus d’exclusivité, le temps du ‘mono’ est dépassé.

Il faut donner envie, convaincre à l’instant T et les marques et les enseignes surenchérissent dans la complexité au lieu de s’orienter vers la créativité et la simplicité.

 

 

 

8/ Le prospectus papier a-t-il encore de l’avenir ?

High Co a 15 ans et cela fait 15 ans que l’on me prédit la chute du prospectus papier. Je pense qu’il est profondément ancré dans les mœurs, au même titre que le Bon de réduction et que le consommateur ne peut s’en passer pour déterminer rapidement quels sont les avantages dont il peut bénéficier. C’est le moyen le plus efficace dont le consommateur dispose pour s’y retrouver.

En 2007, les enseignes vont être tentées de s’orienter vers la Pub Télé qui leur était interdite jusqu’à présent : néanmoins, elles risquent fort d’être déçues : le retour sur image ne sera pas suffisant et l’impact sur les ventes très faible. En tous cas c’est ma conviction .

 

 

 

 

 

Par C@ - Publié dans : Interview
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Dimanche 9 octobre 2005 7 09 /10 /Oct /2005 00:00

Je crois halluciner : j’ai osé demander une interview à Michel HEBERT, Président de l’agence Jump et auteur du livre ‘les 10 nouveaux défis majeurs pour le marketing et la communication’ : je ne sais encore si j’ai fais preuve d’inconscience ou de culot monstre, mais le résultat est là !

Michel HEBERT s’est prêté au jeu et on peut dire qu’il applique ses principes : le shorterism car il n’a pas mis un jour pour accepter un rdv téléphonique pour cette interview !! Lisez plutôt ci-dessous ;))

 

 

1/ Dans votre livre, vous n’êtes pas tendre avec votre profession. En effet, vous passez au vitriol les études de marchés, les théories marketing obsolètes… bref, tout ce qui fait la manne des agences de communication & marketing. Cela a t-il été perçu comme une trahison, un moyen de faire parler de vous, ou au contraire êtes vous apparu comme celui qui ose braver le mutisme et met le doigt sur ce qui fait mal ?

àEn 97, j’ai écrit un livre intitulé ‘ La Publicité est-elle toujours l’arme absolue’. La critique des confrères a été virulente, prenant cela comme une attaque. Or, attaquer n’était pas mon objectif, je souhaitais seulement remettre la Publicité à sa juste place. Aujourd’hui les excès et l’inefficacité de la publicité sont là puisque, dans le domaine alimentaire, les marques ont perdu 50% de part de marché au profit des MDD et du Hard Discount.

Dans ce même livre, je mettais en garde contre la société de la suspicion qui se profilait : et là, on est en plein dedans, nous sommes même dans la société du mensonge!

àCe deuxième livre est dans la droite ligne du premier : je n’ai pas le sentiment d’avoir trahi ma profession, c’est dans ma nature de dire ce que je pense et dans le fond, si on parle avec ses tripes, personne ne vous en veut réellement.

‘Raisonnons Métis’ a eu un bon accueil auprès de la presse qui peut ainsi renouveler ses sujets. Ce livre s’adresse également aux clients qui font mal leur boulot ; dans les séminaires que je donne auprès d’entreprises, la nécessité de bouger est très bien admise et certains dirigeants vont même jusqu’à distribuer mon livre à leurs collaborateurs.

 

2/ Dans une société, chercher à braver l’immobilisme n’est-ce pas se mettre en danger ? On s’expose aux critiques, au mécontentement de sa hiérarchie. Alors dans cette optique pourquoi prendre le risque d’abattre les cloisons et de proposer des techniques alternatives, si on parvient toutefois à se faire entendre?

S’il s’agit d’un chef de produit ou d’un Directeur Marketing, pour faire bouger les choses, trois conditions sont nécessaires :

à L’envie

à L’aval du président

à Fédérer autour de ce projet

Dans une période économique incertaine, la tentation de rester dans le confort de son poste est légitime. Mais la nécessité de changer finit toujours par faire surface.

Les secteurs comme l’industrie high tech, la mode ont intégré la mobilité et prennent sans cesse des risques. 

Pour appuyer mes dires, je peux citer l’exemple de Nissan qui faisait l’objet d’un article du Monde intitulé dépassons nos frontières

Abattre les cloisons au sein d’une entreprise permet d’atteindre une expertise multiculturelle et donc plus riche, mais aussi d’éviter la consanguinité au sein des services qui n’est pas productive. 

 

3/ Le consommateur n’est plus dupe: vous le définissez vous-même comme consomeexpert.

On pourrait même croire qu’il est devenu schizophrène : il ne perçoit pas les baisses de prix et les nombreuses cartes d’enseignes de grande distribution qu’il collectionne ne sont plus un gage de sa fidélité. Alors comment l’appréhender ? 

Si le consommateur est difficile et moins confiant, c’est que nous sommes entré dans l’aire de la suspicion. L’Archétype vient même de la politique, de l’économie, de l’entreprise et des marques : tous ces univers ont trop joué à masquer la vérité et mentir.

Selon une enquête de TNS SOFRES ‘94% des Français attendent qu’une marque démontre en quoi elle est supérieure à une autre’. Le consommateur attend du vrai, de la sincérité. Bientôt un baromètre de la sincérité des marques répondra à cet inéluctable besoin de transparence et d’honnêteté : on pourrait l’appeler le label ‘Sincère inside’ en référence à Intel Inside qui est la garantie que l’ordinateur est fiable et performant.

 

4/ ‘Le marketing kleenex’, ‘La marque mobile’, vous y croyez réellement ? Ces techniques ne risquent-elles pas de rester des utopies ? Comment parvenir à les faire adopter par les décisionnaires ?

Si on analyse les années d’avant, on constate que la linéarité les caractérisent. Chaque chose rangée à sa place, des règles ancrées auxquelles chacun obéit, des stratégies marketing immuables : comme sur une autoroute les entreprises circulaient en ligne droite en vitesse automatique sur 5 ans. Mais aujourd’hui, la concurrence est omniprésente, peu importe le marché. L’heure est à la transversalité, la mobilité des marques : ces concepts ne sont donc pas utopistes car certains les ont déjà adoptés : on peut citer pour exemple Samsonite qui est une marque de valise qui a lancé sa ligne de vêtements.

Aujourd’hui, tout est dans la discontinuité, la vitesse. Ainsi, grâce à Jump, Neuf Telecom à diffusé 15 films en une année afin de conserver sa longueur d’avance sur son marché. Dès que l’on agit sur son marché, 3 semaines après, on est ‘pompé’ et dépassé par les concurrents : planifier devient donc illusoire.

Même les actionnaires et investisseurs ont adopté ce schéma de pensée et n’attendent plus 5 ans pour savoir si l’entreprise dans laquelle ils ont investi fonctionne ou pas.

 

5/ Le Guerilla Marketing n’est-il pas trop virulent? N’est-il pas préférable de jouer plus subtilement comme dans un jeu d’échec ?

L’environnement économique d’aujourd’hui n’est plus une autoroute, c’est devenu Paris Dakar, un terrain miné par les pièges tendus par les concurrents : il existe donc un contexte de Guerilla sur tous les marchés.

Quand une entreprise joue sa survie, elle est prête à tout, y compris à faire face à une succession de batailles appelées guerillas. La Chine a très longtemps été en état de survie, aujourd’hui, elle crée un véritable traumatisme sur le marché du textile mondiale, concurrence l’industrie High Tech, copie les voitures européennes, bref impose ses règles.

Autrefois, il n’y avait pas de surprise, le plus intelligent devenait le leader. Aujourd’hui, seul le plus rapide, voir le plus fou pour refuser la normes et imposer ses règles sur un marché figé, l’emporte.

 

6/ Ne pensez-vous pas que les entreprises créent elles-même leur propre malheur en alimentant les rivalités inter service, en cherchant à satisfaire leurs actionnaires en premier lieux et en imposant une hiérarchie pesante ? Comment briser cette spirale infernale ?

Demeurer dans un raisonnement trop cartésien nuit sur la durée car cela n’évite pas les agressions des concurrents.

Un dirigeant n’a pas intérêt à nourrir les conflit entre ses collaborateurs. Il est certain qu’il ne permettra pas à son entreprise d’innover et d’aller bien loin s’il n’intègre pas l’idée qu’en mélangeant les expertises, il génèrera plus d’opportunités pour son entreprise.  

 

7/ Le concept de votre livre pourrait fort bien s’appliquer en dehors de l’entreprise, un peu comme une philosophie de vie, qu’en pensez-vous ?

Le métissage est déjà présent dans la musique, la peinture, la mode : il permet d’ouvrir les esprit et donc d’avancer.

 

8/ Quel regard portez vous sur la blogosphère, les marques et les entreprises qui tentent d’investir ce nouvel espace de liberté? 

La blogosphère est formidable, et peut apparaître comme une opportunité pour les marques de rétablir une relation avec le consommateur pour ainsi gagner à nouveau sa confiance. Le seul warning que je souhaite y mettre est que les marques doivent faire preuve de sincérité parce que la blogosphère ne leur pardonnera rien.

 

9/ Y aura t-il une suite à raisonnons metis ? Pourquoi pas un blog, pas mal d’agences se sont lancées dans l’aventure et combinent blog et site ?

Je suis un boulimique de travail et le jour où je me lancerai dans la blogosphère, je ne souhaite en aucun cas le déléguer ou le faire à moitié, alors ce n’est pas pour tout de suite. 

 

 

Par C@ - Publié dans : Interview
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